Catalogue CEE
BAR-EN-101

Isolation des combles perdus

Travaux les plus rentables : 30 % de pertes via la toiture.

Prime classique

8 – 12 €/m²

Bonus précarité

15 – 20 €/m²

En quoi ça consiste ?

Isoler les combles perdus — comprenez le grenier où personne ne met les pieds — reste le geste numéro un en rénovation énergétique. Jusqu'à 30 % de la chaleur de votre maison file par le toit. Le chantier boucle en une journée pour 100 m², l'investissement est remboursé en 3 à 5 ans sur vos factures de chauffage. Logique : c'est l'opération CEE la plus souscrite chaque année en France.

Conditions d'éligibilité

  • Logement de plus de 2 ans, sinon rien
  • R ≥ 7 m².K/W — en laine de verre, ça fait dans les 30 cm d'épaisseur
  • Pose confiée à un artisan RGE qualifié
  • Combles non aménageables seulement ; les rampants relèvent du BAR-EN-102
  • Défense de tasser l'isolant après la pose : ça détruit la performance

Avantages

  • Une journée de chantier pour 100 m², vous n'avez même pas à partir de chez vous
  • Jusqu'à 25 €/m² en cumulant MaPrimeRénov' et CEE pour les ménages précaires
  • 20 à 30 % de chauffage en moins, dès l'hiver suivant
  • Pas de finition, pas de peinture, rien à remettre en état

Pièges à éviter

  • L'isolation à 1 euro ? Supprimée depuis 2021. Si un démarcheur vous la propose encore, c'est illégal
  • Exigez la marque et la certification ACERMI — un isolant low-cost perd la moitié de sa performance en deux ans
  • Plafond pas étanche à l'air : vous perdez 40 % d'efficacité, même avec 40 cm d'isolant
  • Stockage compacté des rouleaux : le R réel est bien en-dessous de ce que la fiche technique annonce

Questions fréquentes

Quelle épaisseur minimum pour R ≥ 7 ?

Tout dépend du matériau. Comptez 30 cm de laine de verre (λ=0,040), 28 cm de laine de roche, 24 cm de ouate de cellulose (λ=0,038), ou 20 cm de panneaux polyuréthane. Le seuil R ≥ 7 s'impose depuis 2022 pour décrocher le bonus précarité ; en-dessous, vous sortez du dispositif.

Et l'offre "isolation à 1 euro" ?

Rayée de la carte en juillet 2021, après la vague de plaintes sur les chantiers bâclés et les chèques de prime gonflés. Depuis 2022, la règle est limpide : le client paie au minimum 10 % du chantier. Toute offre "100 % gratuit" est donc illégale et relève de l'escroquerie.