Tout savoir sur toiture à Clermont Ferrand
Clermont-Ferrand, la ville noire adossée à la chaîne des Puys, possède un patrimoine de toitures singulier marqué par la pierre volcanique. La lauze de Volvic — cette dalle de lave basaltique gris-noir, taillée en écailles de 2 à 4 cm d'épaisseur — couvre les édifices historiques du Vieux Clermont, de la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption aux hôtels particuliers de la rue du Port. Ce matériau volcanique, d'une dureté exceptionnelle et d'une résistance au gel supérieure à toute autre pierre naturelle, confère aux toits clermontois leur teinte sombre caractéristique qui a valu à la ville son surnom. La pose de lauze volcanique est un art en voie de disparition : quelques dizaines de lauziers en Auvergne maîtrisent encore cette technique ancestrale.
Au-delà du patrimoine en lauze, la majorité des toitures clermontoises est couverte d'ardoise naturelle (immeubles du XIXe siècle, quartier des Salins, Jaude) ou de tuiles mécaniques (constructions plus récentes des quartiers nord et de la périphérie). L'ardoise, dans ses teintes gris-bleu, crée un contraste subtil avec la pierre de Volvic des façades. Les couvreurs clermontois doivent maîtriser aussi bien la restauration de lauze volcanique que la pose d'ardoise classique.
Le climat auvergnat, parmi les plus rudes des villes françaises de plaine, impose des contraintes sévères aux toitures. Le vent, particulièrement violent sur le plateau clermontois exposé aux flux d'ouest sans obstacle, atteint régulièrement 80-100 km/h en rafales et peut dépasser 130 km/h lors des tempêtes. La neige, le gel et les amplitudes thermiques complètent un tableau climatique exigeant qui fait de l'isolation et de la solidité de la couverture les deux priorités des propriétaires clermontois.
Sources et références officielles
- FFB Couverture — Fédération Française du Bâtiment — section couverture
- ADEME — Isolation des combles et toitures
- Qualibat — Certification RGE des couvreurs