Rennes, capitale bretonne, est longtemps restée à l'écart du marché de la climatisation. Le climat océanique breton, avec ses étés doux (18°C en moyenne en juillet) et ses rares épisodes de forte chaleur, ne justifiait pas cet investissement. Mais la donne change : 39°C enregistrés en 2019, des séquences de canicule en 2022 et 2023 atteignant le Finistère, et une humidité ambiante de 82 % en moyenne annuelle qui amplifie l'inconfort dès que le thermomètre dépasse 27°C. La demande de PAC réversibles à Rennes a été multipliée par quatre entre 2019 et 2025.
L'intérêt principal de la PAC réversible à Rennes réside dans le chauffage. Les hivers rennais sont doux mais extrêmement humides (87 % d'humidité en décembre, 130 jours de pluie par an). Les convecteurs électriques, encore présents dans 40 % des logements rennais, sont particulièrement inadaptés : ils assèchent l'air sans traiter l'humidité résiduelle et génèrent des factures élevées. La PAC réversible, avec un COP de 3,5-4,5 dans les conditions hivernales rennaises (4-7°C extérieur), divise la facture de chauffage par 3 tout en assurant une déshumidification bienvenue.
Le parc immobilier rennais se partage entre les maisons de ville en granit et schiste du centre historique (rue Saint-Georges, place des Lices), les pavillons des années 1960-2000 des communes périphériques (Cesson-Sévigné, Saint-Grégoire, Bruz) et les programmes neufs de la ViaSilva et de la Courrouze. Les maisons en granit, matériau très dur, posent des défis de percement nécessitant un carottage diamanté avec forêts spéciales renforcées.