Le climat méditerranéen niçois se caractérise par des étés chauds et secs (26°C en moyenne en juillet), des hivers doux (9°C en janvier, gel quasi inexistant en bord de mer) et des épisodes pluvieux violents concentrés en automne. La toiture niçoise doit avant tout résister à l'ensoleillement intense (UV dégradant les membranes d'étanchéité), à la pluie torrentielle et à l'air salin.
La corrosion saline est le problème numéro un des toitures du littoral niçois. Les fixations en acier galvanisé standard rouillent en 5-8 ans dans la zone littorale (0-3 km de la mer). L'utilisation systématique d'inox A4 marine ou de cuivre pour les crochets de tuile, les gouttières et les chéneaux est une obligation technique (non écrite dans le DTU mais reconnue par tous les couvreurs locaux). Le zinc, matériau courant en toiture dans le nord de la France, est déconseillé à Nice car l'air salin accélère sa corrosion.
La Métropole Nice Côte d'Azur a engagé un Plan Climat qui encourage l'installation photovoltaïque en toiture. Les toitures-terrasses, nombreuses dans l'architecture niçoise moderne, sont les plus favorables. Le Vieux-Nice, protégé par un PSMV, impose des contraintes strictes : tuiles romaines de teinte conforme, interdiction des panneaux visibles depuis la voie publique, et maintien des génoises (débord de toiture en tuiles superposées), élément architectural emblématique.