Nantes bénéficie d'un climat océanique doux qui, historiquement, n'a jamais rendu la climatisation indispensable. Les étés nantais restent modérés avec une moyenne de 20°C en juillet et rarement plus de 10 jours au-dessus de 30°C par an. Pourtant, depuis 2019, les canicules touchent aussi la façade atlantique : 41°C enregistrés en juin 2019, des séquences de chaleur prolongées en 2022 et 2023. La demande de climatisation à Nantes a triplé en cinq ans, mais elle s'oriente presque exclusivement vers les PAC air-air réversibles, car c'est le chauffage hivernal qui justifie économiquement l'investissement.
Les hivers nantais sont doux mais très humides (85 % d'humidité moyenne en décembre-janvier, 120 jours de pluie par an). Les logements chauffés à l'électrique — encore très répandus dans les constructions des années 1970-1990 de quartiers comme Doulon, Bottière ou Beaujoire — souffrent d'un inconfort lié à l'humidité que les convecteurs classiques ne traitent pas. La PAC réversible, grâce à sa fonction déshumidification et son COP de 3,5-4,5 dans des températures hivernales rarement sous 0°C, constitue la solution idéale pour Nantes : un chauffage économique et déshumidifiant en hiver, un rafraîchissement ponctuel mais bienvenu en été.
L'architecture nantaise mêle maisons de ville en tuffeau du centre historique (Bouffay, Graslin, Decré), pavillons des quartiers résidentiels (Procé, Canclaux, Erdre) et immeubles collectifs des grands ensembles. Les maisons en tuffeau, pierre calcaire tendre typique du Val de Loire, offrent une excellente inertie thermique qui maintient la fraîcheur en été mais nécessitent des percements délicats pour éviter l'éclatement de la pierre.