Le marché de la rénovation en France représente environ 55 milliards d'euros en 2026, soit plus de la moitié du chiffre d'affaires du BTP résidentiel. La rénovation énergétique est le moteur principal, dopée par les obligations réglementaires : interdiction de location des logements classés G au DPE depuis le 1er janvier 2025, et classés F à partir du 1er janvier 2028. Le parc immobilier français compte encore 5,2 millions de passoires thermiques (classes F et G), représentant un potentiel de travaux colossal estimé à 150 milliards d'euros.
Les tendances 2026 sont dominées par la rénovation globale (bouquets de travaux combinant isolation, ventilation, chauffage et menuiseries) plutôt que les gestes isolés. MaPrimeRénov' 2026 a été recentrée sur les rénovations d'ampleur (parcours accompagné) avec des montants pouvant atteindre 63 000 € pour les ménages les plus modestes. L'éco-PTZ a été porté à 50 000 € pour les rénovations d'ampleur. L'audit énergétique est obligatoire avant la vente de toute maison individuelle classée F ou G depuis 2023, et E depuis 2025.
La réglementation française impose le recours à des professionnels RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) pour bénéficier des aides publiques. Les CEE (Certificats d'Économies d'Énergie) complètent le dispositif. Le nouveau DPE (Diagnostic de Performance Énergétique), réformé en 2021 et ajusté en 2024 pour les petites surfaces, est devenu opposable juridiquement, ce qui renforce la responsabilité des diagnostiqueurs et la fiabilité des classements.