Le marché de la peinture en bâtiment en France représente environ 8 milliards d'euros en 2026, incluant la main-d'œuvre et les fournitures. Avec près de 40 000 entreprises de peinture enregistrées, c'est l'un des corps de métier les plus représentés dans le BTP. La demande est soutenue par la rénovation du parc immobilier (les Français repeignent en moyenne tous les 7 à 10 ans) et par le marché du neuf. Le secteur emploie environ 120 000 personnes et fait face à des difficultés de recrutement, avec un taux de postes vacants de 8 %.
Les tendances 2026 privilégient les peintures écologiques à faible teneur en COV (Composés Organiques Volatils), conformément à la réglementation européenne qui impose un seuil maximal de 30 g/L pour les peintures murales intérieures depuis 2023. Les peintures biosourcées (à base de résines végétales) et les enduits à la chaux connaissent un essor notable, portés par la demande des consommateurs pour des matériaux sains. Les techniques de peinture décorative (enduits décoratifs, béton ciré, stuc vénitien) progressent de 10 % par an.
La réglementation impose un diagnostic plomb (CREP) avant tout travail de peinture dans les logements construits avant le 1er janvier 1949. Si du plomb est détecté, des mesures de protection spécifiques sont obligatoires (confinement, aspiration, équipements de protection individuelle). Le DTU 59.1 (revêtements de peinture en feuil mince, semi-épais ou épais) et le DTU 59.3 (peinture de sols) constituent les références normatives pour la mise en œuvre.