Le marché de la climatisation en France connaît une croissance soutenue de 12 % par an depuis 2022, atteignant environ 5 milliards d'euros en 2026. Le réchauffement climatique, avec des épisodes caniculaires de plus en plus fréquents (4 à 6 vagues de chaleur par an en moyenne contre 1 à 2 dans les années 2000), transforme la climatisation d'un confort en quasi-nécessité, même dans le nord de la France. On estime que 30 % des ménages français sont désormais équipés d'un système de climatisation, contre 15 % en 2020.
Les tendances 2026 privilégient les pompes à chaleur air-air réversibles, qui assurent le chauffage en hiver et le rafraîchissement en été. Ces systèmes, utilisant des fluides frigorigènes à faible GWP (Global Warming Potential) conformément à la réglementation F-Gas européenne, sont éligibles aux aides à la rénovation énergétique lorsqu'ils remplacent un chauffage fossile. Les climatiseurs gainables et les systèmes multi-split progressent dans le résidentiel, tandis que les solutions de rafraîchissement adiabatique (sans fluide frigorigène) gagnent en popularité pour leur faible impact environnemental.
La réglementation F-Gas (règlement européen 517/2014, révisé en 2024) impose une réduction progressive des fluides frigorigènes à fort GWP. Le R-410A, encore dominant, est progressivement remplacé par le R-32 (GWP de 675 contre 2 088). L'entretien obligatoire des systèmes de climatisation de plus de 4 kW (décret du 28 décembre 2020) doit être réalisé tous les 2 ans par un technicien titulaire de l'attestation de capacité à manipuler les fluides frigorigènes. Le bilan carbone des installations de climatisation est désormais intégré dans le calcul RE2020 pour les bâtiments neufs.