Le climat méditerranéen d'Aix-en-Provence dicte tout. Avec des étés où l'on dépasse fréquemment 35 °C et une quarantaine de journées au-dessus de 30 °C, la climatisation n'est plus un luxe mais un standard : la quasi-totalité des installations posées aujourd'hui sont réversibles, c'est-à-dire des PAC air-air qui rafraîchissent l'été et chauffent les courtes périodes froides. Les hivers doux garantissent un excellent COP (coefficient de performance) en mode chauffage, généralement entre 3 et 4 : un bon argument pour remplacer une vieille chaudière par une PAC air/eau dans les maisons et bastides du pays d'Aix.
Le mistral est le deuxième facteur local. Il refroidit les logements exposés au nord-ouest et augmente ponctuellement les besoins de chauffage ; il impose aussi de protéger et de fixer solidement l'unité extérieure pour limiter bruit et vibrations, sans l'enfermer au point de l'étouffer.
Le bâti ancien et le secteur sauvegardé du Vieil Aix sont le troisième paramètre. Sur les façades en pierre des hôtels particuliers du cours Mirabeau et du quartier Mazarin, l'implantation d'une unité extérieure visible depuis la rue requiert l'avis de l'ABF, et en copropriété, l'accord de l'assemblée des copropriétaires. Les ruelles étroites et les accès exigus rendent la manutention des groupes et des ballons délicate, d'où un léger surcoût d'accès en vieille ville. Enfin, l'eau dure provençale entartre rapidement échangeurs, circulateurs et ballons d'eau chaude : sans entretien régulier, le rendement chute et la facture grimpe, d'où l'intérêt du contrôle biennal imposé par le décret 2020-912. Côté tarifs, Aix reste une ville de province : les prix se tiennent proches de la moyenne nationale, sans aucune majoration de grande métropole.