Avignon (84), environ 90 000 habitants en Provence-Alpes-Côte d'Azur, vit sous un climat méditerranéen marqué : étés très chauds et secs, air peu humide, hivers doux. Cette réalité oriente la priorité des foyers vers le rafraîchissement plus que vers le chauffage intensif. La climatisation réversible y est reine, car elle assure le confort d'été et un chauffage d'appoint performant en demi-saison, avec un COP de 3 à 4 en mode chauffage. Attention à ne pas confondre les indices : le COP qualifie le mode chauffage, tandis que l'EER et le SEER mesurent l'efficacité en mode rafraîchissement, le critère décisif sous le soleil avignonnais.
Le Mistral est le facteur local le plus structurant pour le métier. Ce vent violent et récurrent descend la vallée du Rhône en rafales fortes : il sollicite les unités extérieures de climatisation, qui doivent être solidement ancrées, et accentue les infiltrations d'air sur des menuiseries et joints fatigués. L'air asséché qu'il apporte modifie aussi la sensation de chaleur en été, et sollicite portes et toitures du bâti ancien.
Le bâti intra-muros, ancien et dense, multiplie les copropriétés. Or la pose d'une unité extérieure de PAC ou de climatisation y requiert souvent l'accord de la copropriété, et l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France dès lors qu'elle est visible depuis l'espace public : tout le centre historique, des remparts au Palais des Papes classé à l'UNESCO, est en secteur sauvegardé. L'ABF concerne les façades et menuiseries visibles, mais pas la plomberie ni l'électricité intérieures, qui restent libres. Le Rhône expose enfin certains secteurs au PPRI (plan de prévention du risque inondation) : en zone inondable, l'implantation des équipements techniques, notamment les unités extérieures et les ballons, doit tenir compte du risque et privilégier une position surélevée. Enfin l'eau dure provençale entartre les chauffe-eau : un entretien régulier, ni négligé ni excessif, prolonge leur durée de vie.