À Lyon, le métier de chauffagiste-climaticien se heurte d'abord à la géographie du bâti. Sur les pentes de la Croix-Rousse, les anciens ateliers de canuts offrent de grands volumes sous plafond, mais leurs immeubles hauts et les fortes pentes compliquent l'accès et la logistique : monter une PAC air/eau ou une unité extérieure y demande parfois un moyen de levage, ce qui peut justifier un léger surcoût d'accès — jamais une majoration francilienne, qui n'a pas lieu d'être en province, où les tarifs restent proches de la moyenne nationale. Dans le Vieux Lyon et la Presqu'île, classés en secteur sauvegardé au titre du patrimoine mondial UNESCO, la pose d'une unité extérieure visible en façade relève de l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France (ABF) ; en revanche, l'ABF n'intervient pas sur la plomberie ou l'électricité strictement intérieures. La densité du bâti ancien en pierre, les immeubles de canuts et le tissu haussmannien se traduisent par une forte proportion de copropriétés : installer une unité extérieure sur une partie commune ou un balcon visible suppose souvent l'accord de la copropriété, voté en assemblée générale, en plus de l'éventuel avis ABF. L'eau lyonnaise, dure et calcaire du fait de la géologie locale, accélère l'entartrage des échangeurs, ballons et circuits — d'où l'intérêt d'un entretien rigoureux et, parfois, d'un adoucisseur. Le décret 2020-912 impose d'ailleurs un entretien tous les 2 ans pour les équipements de 4 à 70 kW, qui contrôle notamment l'étanchéité du circuit frigorifique et le rendement. Enfin, le climat semi-continental de la confluence du Rhône et de la Saône expose la ville à des épisodes de gel : un installateur sérieux calorifuge les tuyauteries des locaux non chauffés (caves, combles, gaines) pour éviter le gel et les ruptures. Ces contraintes — pentes, secteur sauvegardé, copropriétés, calcaire, gel — sont propres à Lyon et conditionnent autant le devis que le déroulé du chantier.