Nîmes impose à un chauffagiste-climaticien des contraintes que l'on ne retrouve pas ailleurs. Le climat méditerranéen y est structurant : étés chauds et secs qui font grimper la demande de climatisation réversible, puis épisodes cévenols à l'automne, ces pluies intenses qui débordent les cadereaux et placent une partie de la ville sous Plan de prévention des risques d'inondation (PPRI). Conséquence concrète : dans les zones basses et les secteurs soumis au PPRI, l'unité extérieure d'une PAC ou d'une clim ne doit jamais être posée au ras du sol, mais surélevée au-dessus de la cote de référence pour échapper à la montée des eaux. Un artisan qui connaît le terrain anticipe ce point dès le devis.
Le bâti ancien ajoute sa propre couche. Le centre historique — l'Écusson, autour de la Maison Carrée et des Arènes — est en secteur sauvegardé : toute unité extérieure ou tout split visible depuis la rue relève de l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France (ABF). On privilégie alors une pose discrète en cour, en toiture-terrasse ou côté non visible, et l'on prévoit le délai d'instruction. En copropriété, la pose d'un groupe extérieur sur façade ou balcon requiert en plus l'accord de la copropriété, vote en assemblée à l'appui.
L'eau dure de Nîmes est le troisième paramètre. Riche en calcaire, elle entartre les circuits, les ballons et les échangeurs des PAC air/eau et des chaudières. Un entretien régulier et, le cas échéant, un traitement de l'eau préservent le rendement et allongent la durée de vie des équipements. Sur ce tissu mêlant pierre ancienne, copropriétés et pavillons récents, l'orientation plein sud des façades fait aussi de la protection solaire et du bon dimensionnement de la clim un enjeu de confort réel, été après été.