À Dijon, l'isolation se joue d'abord sur la nature du bâti. Le cœur historique de la capitale bourguignonne, classé en secteur sauvegardé, mélange hôtels particuliers et immeubles anciens en pierre, coiffés des célèbres toits de tuiles vernissées bourguignonnes. Dès qu'une façade ou une toiture donne sur la rue, l'avis de l'ABF s'impose : l'isolation par l'extérieur, qui modifie l'aspect des murs, y est rarement autorisée. On bascule alors vers l'isolation par l'intérieur (ITI), à condition de gérer correctement la migration de vapeur d'eau dans les murs anciens en pierre tendre. Poser un isolant trop étanche contre une paroi qui doit respirer, c'est risquer la condensation, les moisissures et la dégradation du mur : un isolateur dijonnais expérimenté privilégie des isolants ouverts à la vapeur et un pare-vapeur hygrovariable adapté.
Le climat semi-continental renforce les enjeux. Les hivers sont froids, avec des épisodes de gel qui sollicitent fortement le chauffage et exposent les canalisations situées dans des combles ou des garages non isolés au risque de gel et d'éclatement. Isoler les combles perdus en laine soufflée reste l'opération la plus rentable : c'est par la toiture que s'échappe le plus de chaleur dans le bâti dijonnais, et le retour sur investissement se fait généralement en 5 à 8 ans. L'eau dure et calcaire du réseau entartre par ailleurs ballons et circuits d'eau chaude, ce qui plaide pour traiter l'isolation thermique et la protection des réseaux dans un même chantier.
Enfin, Dijon compte de nombreuses copropriétés. Pour une isolation de façade par l'extérieur sur un immeuble collectif, il faut un vote en assemblée générale : on prépare donc le projet en amont avec le syndic, devis et aides à l'appui. Lorsque l'ITE est exclue par l'ABF ou bloquée en copropriété, l'isolation du plancher bas au-dessus d'une cave, d'un sous-sol ou d'un vide sanitaire complète utilement les combles pour limiter le froid remontant et protéger les canalisations exposées au gel. L'ordre des travaux compte : on traite d'abord les combles, puis les planchers bas, et enfin les murs selon ce que le périmètre patrimonial et la copropriété autorisent. Côté budget, Dijon reste en province : les tarifs se situent au niveau de la moyenne nationale, sans la majoration appliquée en région parisienne.