Marseille, deuxième ville de France avec près de 870 000 habitants, concentre une grande partie de son habitat dans un centre ancien dense où la pierre calcaire domine. Dans le Panier et à Noailles, les murs porteurs sont souvent en moellons hourdés à la chaux, parfois sans chaînage moderne : ouvrir une trémie ou reprendre une fissure y impose une étude préalable, car la descente de charges n'a rien à voir avec celle d'un parpaing récent. La densité du tissu urbain et les ruelles étroites génèrent un surcoût d'accès réel (stationnement, portage des matériaux, échafaudage sur voirie) — c'est un surcoût logistique local, jamais une majoration francilienne. Le climat méditerranéen pèse lourd sur les ouvrages : la sécheresse estivale et les sols argileux provoquent retrait-gonflement et fissures sur les maisons des quartiers périphériques (15e, 16e, collines), tandis que les fortes pluies d'automne saturent les murs de soutènement des terrains en pente. Le mistral, sec et puissant, accélère le séchage des enduits et impose de protéger les bétons frais pour éviter la fissuration de peau. Les étés chauds nourrissent par ailleurs une forte demande de climatisation, dont les supports et les scellements muraux relèvent souvent du maçon : là encore, près de la mer, ces fixations métalliques doivent être protégées de la corrosion. Sur le littoral et dans les calanques, les embruns salins attaquent les aciers : un IPN, un scellement ou une reprise de structure exposés doivent être traités anticorrosion et enrobés correctement. L'eau dure marseillaise, très calcaire, marque les bétons et favorise les efflorescences blanches sur les enduits neufs. Enfin, une grande partie du parc est en copropriété : toute modification d'un élément structurel (mur porteur, façade, plancher) exige l'accord de l'assemblée générale et, le plus souvent, l'étude d'un bureau de structure. Dans les périmètres encadrés par l'Architecte des Bâtiments de France (ABF), le ravalement et la reprise de pierre de façade sont contraints sur les matériaux, les teintes et les joints : on conserve la pierre calcaire locale et les enduits à la chaux plutôt que d'imposer un ciment qui emprisonnerait l'humidité du mur ancien.