À Saint-Étienne (42), dans la Loire, le plâtrier travaille un bâti façonné par l'histoire minière et manufacturière de la ville. Les maisons ouvrières en pente du Crêt-de-Roc, les immeubles du XIXe siècle hérités de l'âge d'or de la passementerie, de la rubanerie et de Manufrance présentent des murs irréguliers, des cloisons anciennes et des plafonds à reprendre. Le plâtrier intervient sur ces logements pour poser des cloisons en plaques de plâtre BA13, créer des faux plafonds et surtout doubler les murs avec un isolant.
Le marché stéphanois est aujourd'hui dominé par la plâtrerie sèche : cloisons BA13, doublages isolants et faux plafonds, exécutés conformément au DTU 25.41 qui encadre la mise en œuvre des ouvrages en plaques de plâtre. La pose d'une cloison BA13 se situe entre 22 et 40 €/m², un doublage isolant entre 32 et 52 €/m² et un faux plafond entre 30 et 70 €/m². Ces tarifs sont proches de la moyenne nationale : Saint-Étienne est une ville de province de la Loire, sans aucune majoration de grande métropole.
L'enjeu majeur ici est thermique. À environ 500 m d'altitude, sur les hauteurs du Forez, les hivers sont froids et le gel fréquent de novembre à mars. L'isolation des murs par doublage placo + isolant est le poste de travaux le plus demandé, tant pour le confort que pour réduire la facture de chauffage des maisons ouvrières mal isolées.