Le marché de la menuiserie en France représente environ 9 milliards d'euros en 2026, porté par la rénovation énergétique des fenêtres et portes (premier poste de déperdition thermique dans 25 % des logements) et par les exigences de la RE2020 dans le neuf. Le secteur compte environ 35 000 entreprises, des artisans menuisiers traditionnels aux fabricants-poseurs spécialisés en PVC, aluminium ou bois. La demande est particulièrement soutenue pour le remplacement de fenêtres simple vitrage (encore présentes dans 15 % du parc).
Les tendances 2026 confirment la domination du PVC (60 % du marché fenêtres) pour son rapport qualité-prix, la montée de l'aluminium (25 %, porté par les grandes baies vitrées et les designs contemporains) et le renouveau du bois (15 %, valorisé pour son bilan carbone et son esthétique dans le bâti ancien). Le triple vitrage gagne des parts de marché (20 % des poses en 2026 contre 10 % en 2022), encouragé par les nouvelles exigences thermiques. Les menuiseries mixtes bois-aluminium combinent performance et entretien réduit.
La réglementation impose des performances minimales pour les menuiseries posées en rénovation : coefficient Uw ≤ 1,3 W/m².K pour les fenêtres et Ud ≤ 1,7 W/m².K pour les portes d'entrée (arrêté du 22 mars 2017). Ces seuils sont nécessaires pour bénéficier de MaPrimeRénov' et des CEE. La certification AEV (Air, Eau, Vent) classe les menuiseries selon leur résistance à la perméabilité à l'air, à l'étanchéité à l'eau et à la résistance au vent, critères essentiels selon l'exposition du logement.