Le bâti niçois impose au maçon des contraintes très précises. Le Vieux Nice, classé en secteur sauvegardé, soumet tout ravalement, toute reprise de pierre ou modification de façade à l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France : on ne décape pas un enduit ancien ni ne change un parement sans validation préalable, et les teintes, modénatures et matériaux doivent respecter l'identité du quartier. Avant le moindre échafaudage, une déclaration préalable de travaux (ou un permis selon l'ampleur) se dépose en mairie. Le climat méditerranéen chaud et les embruns salins du littoral sont l'autre adversaire du maçon : le sel attaque les armatures métalliques exposées, les linteaux et les IPN proches de la mer, et favorise l'éclatement du béton par corrosion des aciers (le « béton qui chancre »). Sur la Promenade des Anglais, le Port ou Rauba-Capeù, on privilégie des aciers protégés, un enrobage généreux et des mortiers adaptés à l'air marin. L'eau dure marque les enduits et accélère l'efflorescence (traces blanches de calcaire) sur les façades fraîchement réalisées. En copropriété — situation dominante dans les immeubles Belle Époque du centre et des Musiciens — toute ouverture de mur porteur ou modification de structure exige l'accord de l'assemblée générale et l'étude d'un bureau de structure : le maçon pose l'IPN, mais c'est l'ingénieur qui dimensionne la portée et valide la descente de charges. Enfin, la forte densité et la pression touristique compliquent la logistique : ruelles étroites du centre ancien, stationnement rare pour les bennes et les livraisons de matériaux, copropriétés sourcilleuses sur les nuisances. Sur les collines (Cimiez, Mont Boron, Gairaut), ce sont les murs de soutènement et de clôture en restanques qui dominent, soumis à la poussée des terres en terrain pentu.