Toulouse impose des réalités que peu de devis génériques anticipent. Le centre ancien, dense, est largement bâti en brique foraine : cette terre cuite a une forte inertie thermique, déphase la chaleur estivale et tolère mal les percements anarchiques pour passages de liaisons frigorifiques. Un climaticien expérimenté privilégie les traversées discrètes et soigne l'étanchéité, sachant que la brique ancienne supporte mal l'humidité de condensats mal évacués. En copropriété — fréquente dans l'hypercentre et les immeubles haussmanniens des allées —, la pose d'une unité extérieure en façade ou sur balcon requiert généralement l'accord de la copropriété ; dans les secteurs couverts par le site patrimonial remarquable, l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France (ABF) peut être requis, ce qui oriente vers des emplacements en cour ou en toiture peu visibles. La Garonne traverse la ville et place plusieurs quartiers bas en zone soumise au Plan de prévention du risque inondation (PPRI) : dans ces secteurs, on évite d'implanter un groupe extérieur de PAC ou les organes sensibles au ras du sol et on les surélève au-dessus de la cote de référence. Côté eau, la dureté toulousaine est modérée : le tartre reste un point de vigilance pour les PAC air/eau et les circuits de chauffage, sans imposer le traitement lourd des secteurs très calcaires. Le climat — hivers doux, étés chauds et parfois caniculaires — joue en faveur des PAC air/air et air/eau, dont le coefficient de performance (COP 3 à 4 en chauffage) reste élevé grâce à des températures hivernales rarement extrêmes ; en mode rafraîchissement, on raisonne plutôt en EER et en SEER saisonnier, à ne pas confondre avec le COP. Enfin, Toulouse est une ville de province : les tarifs des artisans se situent au niveau de la moyenne nationale, sans la majoration francilienne. Maisons des faubourgs (Croix-Daurade, Saint-Simon), appartements du cœur historique et résidences récentes des Ponts-Jumeaux appellent chacun une approche distincte.