Toulouse impose au maçon des réflexes propres à son bâti et à sa géographie. Le marqueur le plus fort, c'est la brique foraine : cette terre cuite locale, moins résistante en compression que la pierre, supporte mal les efforts ponctuels mal répartis. Une ouverture de mur porteur dans une maison de ville toulousaine exige donc une étude de structure soignée et un IPN correctement dimensionné, avec des appuis (sommiers) qui ne poinçonnent pas la brique. Reprendre une fissure sur un mur en brique foraine ne se fait pas au mortier-ciment rigide : il faut un mortier à la chaux, compatible et respirant, sous peine de voir la fissure réapparaître à côté de la reprise.
La Garonne traverse la ville et place les quartiers bas (secteur Saint-Cyprien, abords des berges) sous Plan de Prévention du Risque Inondation (PPRI). En zone réglementée, les fondations, vides sanitaires et dalles doivent respecter les prescriptions de cote de plancher et de matériaux peu sensibles à l'eau : un point à vérifier avant toute extension ou dalle. Le climat doux à étés chauds soumet les façades à des cycles de dilatation marqués, et la brique, poreuse, capte l'humidité par capillarité en pied de mur — d'où l'intérêt d'un drainage et d'un enduit adapté. L'eau modérément calcaire joue peu sur le gros œuvre mais entartre les réseaux.
Dans le centre historique et les secteurs encadrés par l'Architecte des Bâtiments de France (ABF), tout ravalement ou reprise de façade en brique apparente est réglementé : teinte des joints, type d'enduit et conservation de la brique d'origine sont contrôlés. En copropriété — fréquente dans l'hypercentre dense — modifier un élément de structure (mur porteur, façade) suppose l'accord de l'assemblée générale et l'avis d'un bureau d'études structure. Un bon maçon toulousain anticipe ces démarches avant de poser le premier étai.